LA RUE KETANOU SE CONFIE DANS MAMUSICALE


1468577_548758575211484_348102017_nLe rdv était donné au public de Solidays pour un concert magistral de LA RUE KETANOU.

Scène extérieure, avec des milliers de festivaliers qui ont envie de partager ce moment festif, des fans de la première heure mais aussi des curieux, des gens déguisés en banane, en superman, l’ambiance promet d’être au top et en plus le soleil revient. J’ai rendez-vous avec Florent Vintrigner de LA RUE KETANOU deux heures avant le concert.

Bonjour Florent,

Merci d’accorder ce moment à Mamusicale, l’occasion de parler de votre actualité….

Merci, à toi, c’est avec un réel plaisir.

Un nouvel album vient de sortir en début d’année, il est plutôt très bien accueilli. Il y a peu de groupes en France qui arrivent à s’inscrire dans la durée (depuis 15 ans) dont vous faites partie. Le temps passe et votre musique est toujours au sommet. Quelle est votre recette ?

Non, il n’y a pas de recette particulière, on fait la musique que l’on sait faire. On n’a jamais essayé de faire un style de musique en particulier. On fait la musique qui nous vient naturellement, avec les instruments que l’on a, notre capacité à faire. On n’est pas des grands grands techniciens de la musique loin de là… Et du coup on n’a pas la possibilité de prendre quinze milles directions différentes. Il y a quelque chose de naturel qui est venu de nous trois et après oui, ça a l’air de plaire encore aux gens, tant mieux…. Il n’y a pas de concept derrière tout ça, on fait comme on peut.

LRK_COUV-LP_300Concernant ce dernier album, le succès est au rendez-vous. Etes-vous encore surpris?

Oui, on se demande s’il y a toujours du monde pour nous. On se pose certainement plus la question maintenant qu’avant. On a pris conscience que ça faisait longtemps que l’on était là, les temps changent et il y a aussi moins de chansons françaises qu’à une époque. Nous, on continue, les gens viennent toujours nous voir donc on est content. On continue de regarder ça avec un certain étonnement d’ailleurs….

Vous avez écrit tous les textes de cet album. Des textes toujours avec un sens profond, et des messages. Qu’elle est votre inspiration ?

De nos vies, de nos rêves, de nos envies, des autres, des gens que l’on croise. On essaie d’être vrai avec les sentiments que l’on exprime. On porte un certain regard sur la société même si parfois il est critique, il est souvent amusé avec une certaine moquerie.

Vous avez un vrai public qui vous aime et qui vous suit depuis des années. A quel moment avez-vous senti que vous aviez réussi à fédérer un public ?

Déjà pour nous, de pouvoir remplir des petits lieux, c’était déjà avoir un public. Et c’est à partir de là que l’on s’est dit, il se passe quelque chose pour nous. Je me rappelle que l’on jouait dans un squat à Paris dans La Grange aux Belles, on faisait un spectacle théâtre musique et un soir il y avait 60 personnes et nous, on trouvait ça énorme qu’il y ait autant de monde ce soir là. Ça nous a même fait peur, on se demandait ce qu’on leur avait dit. Il y a eu le bouche à oreille qui a fonctionné ce soir là. Et ça pour nous, c’était déjà avoir un public. Dans les bars à Paris c’était rempli à chaque fois. Après, remplir des salles de 500 ou 1000 places, c’est une autre étape. Mais si nous n’avions pas franchi cette étape c’était pas grave parce que le principal était de jouer dans des lieux où il y a du monde. Une période qui correspond entre 1998 et 2001. Après il y a eu TRYO qui nous a embarqué sur plein de premières parties. On s’est retrouvé à jouer devant des salles pleines mais c’était pas notre public, c’était celui de Tryo qui est devenu un peu le notre par la suite. Ça c’est super bien passé avec eux. Ça a été un grand raccourci et très gentil de leur part. On a gagné beaucoup de temps.

Etes-vous engagés dans d’autres causes comme celle de Solidays ?

On a fait des concerts de soutien. On a été soutenir des gens qui ont des associations et qui veulent construire un puit, une bibliothèque dans des endroits reculés, soutenir un festival. On en a fait….

Le stress est-il différent avant de monter sur scène devant des milliers de personnes ou dans une salle de 500 personnes ?

Le stress est complètement différent, c’est même parfois plus stressant de jouer dans une petite salle. Parce que sur une grande scène on a un gros son, des lumières, une scène en hauteur alors que dans des petits lieux il y a bien souvent un seul éclairage, les gens entendent tout ce que l’on va se dire, tout ce que le public va dire, on va l’entendre et parfois c’est plus angoissant.

Pour exister il faut des projets, alors quels sont les projets pour cette fin d’année et 2015 ?

On défend toujours l’album avec une tournée, concerts, promo . Moi j’ai déjà l’impression qu’il est derrière nous maintenant cet album.

Je l’ai écouté quinze milles fois avant sa sortie, pendant les mix , depuis je ne  l’ai plus du tout écouté. Je n’arrive pas à écouter les disques après ou alors 3 ans après. Je travaille aussi avec une jeune chanteuse Eskelina qui sort un album en janvier prochain et j’écris les textes. Nous avons chacun des projets autre que LA RUE KETANOU en parallèle.

 

Merci Florent et bon concert…..

Merci à toi et à toute à l’heure

La Rue Ketanou a encore une fois fait le show, une ambiance torride, une vraie communion s’opère avec le public. Ça fait plaisir à voir, les gens chantent toutes les chansons. A voir impérativement sur scène et écoutez leur « Allons Voir », leur dernier album, un petit bijou.  

Retrouvez les sur larueketanou.com

 

Interview réalisée par Yann CHESNEAU

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