L’interview exclusif de JESUS VOLT au Bus Palladium


_DSC936119h les balances sont finies au Bus Palladium, tout semble nickel pour JESUS VOLT. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur un groupe qui a roulé sa bosse et qui a une grande expérience de la scène. Fuzzy Bear (bassiste) se prête au jeu des questions réponses pour Mamusicale.

Bonjour Fuzzy Bear,

Dis moi en quelques chiffres JESUS VOLT c’est :

Salut !

JESUS VOLT c’est 15 ans d’existence. Je suis arrivé en 2008 et le batteur en 2011. Il y a eu quelques changements mais en 1999 JESUS VOLT a vu le jour.

Nous sommes 4 musiciens (basse, guitare, batterie, chant)

On a fait un peu plus de 1000 concerts depuis le début même si maintenant on en fait moins car on veut faire des concerts plus sérieux donc il y en a forcément un peu moins par an. Mais ça faisait une bonne centaine par an au début.

On a joué dans une quinzaine de pays je pense comme l’Autriche, Italie, Espagne, le Benelux, l’Australie, Pologne, Lituanie etc….. surtout en Europe en fait.

Côté disque, on a 4 albums studios et un live. En fait il y a eu un gros trou entre 2006 et 2012 mais là on va sortir un nouvel album pour 2015.

Le concert à la Sorbonne en octobre 2013, une expérience à part ?

En fait, on connaît le régisseur de la Sorbonne Olivier, c’est un copain à nous.On aime aussi beaucoup jouer en acoustique même si on envoie bien la sauce sur scène en électrique. On vient aussi du blues. On aime bien tout ce qui est John Lee Hooker, Les Stones quand ils sont à la sèche, des trucs comme ça. Ça nous faisait marrer de jouer dans le temple de la culture ; c’était vraiment super !On était aussi accompagné de mon pote Sylvain Laforge à la guitare qui joue dans Lux.

Aujourd’hui, les parisiens vont pouvoir profiter de votre musique, avez-vous un rituel ensemble avant de monter sur scène ?

Quand on peut on se boit un bon verre de whisky, c’est pas toujours possible, ça dépend des salles. Comme on est musicien on a des mémoires de poissons rouges, il n’y en a pas un qui s’occupe d’acheter une bouteille…

Même sur ça ?

Oui même sur ça! On arrive toujours à trouver de l’alcool mais parfois….c’est comme ça.

Quel est votre public ?

C’est assez varié en fait. En France c’est plus des mecs de notre âge, la quarante, la cinquantaine. Des gens fan de blues rock. Notre musique est très seventies alors ce sont les mêmes fans qui iront voir AC/DC, Les Stones ou encore ZZ top. Ici, les jeunes, on les a quand il y a des festivals, pourtant ils aiment aussi la même musique que nous. Quand on joue à l’Est, c’est différent, c’est très jeune. C’est varié, il y avait des mecs en gotique qui aimaient ce qu’on faisait. En fait à l’Est ils ont été privés de musique pendant pas mal de temps alors aujourd’hui ils prennent tout. En France c’est cloisonné mais quand tu arrives à casser ça comme quand on a joué pour ZZ Top, il y avait des jeunes devant et ils ont adoré notre musique.

Justement, quelle expérience d’avoir joué et d’ouvrir pour ZZ TOP ?

C’était en juin 2012, on a fait 3 dates avec eux en France. C’était très bien, ils étaient cool !!

Ils fonctionnent à l’américaine, alors ils te préviennent deux jours avant que c’est toi qui va ouvrir alors c’est un peu à l’arrache. Il fallait emmener notre matos et du coup le fait de jouer sur notre matos et notre table on avait le son qu’on voulait et le volume de ZZ Top. On n’était pas bridé comme souvent les premières parties peuvent l’être. Ils ont vu que ça plaisait et leur manager est venu nous le dire. Le public était chauffé, c’était le but. On a surtout vu, que l’on était à notre place sur une grosse scène, que la géométrie de la salle mettait bien en avant notre musique. Quand tu observes, tu comprends mieux pourquoi ils jouent des morceaux de telle façon. Tu comprends qu’ils on déjà en tête qu’ils ne vont pas jouer dans un bar.

Pour ce nouvel album prévu en 2015, envisagez-vous d’utiliser des claviers pour les arrangements ou il n’en est pas question ? Bonjour Lord Tracy, installe toi avec nous.

Salut,

Des samples, on en a déjà utilisés. Mais ça fait des années et c’est pas une blague quand je tanne tout le monde pour faire du triangle (rires).

Fuzzy Bear : Mais c’est vrai en plus….

Y en aura t-il dans le prochain album ?

Lord Tracy : j’espère, je vais me battre !

Fuzzy Bear : on sait que l’on aura pas de succès tant qu’il n’y aura pas de triangle (rires).

Lord Tracy : on pourrait aussi mettre de la flûte parce que notre batteur est chamois d’or de flûte. Il sort du conservatoire alors on le tanne un peu. On peut, en fonction des textes, être amené à rajouter un violon par exemple comme sur la chanson Dublin.

Fuzzy Bear : on est fan d’orgue Hammond, on pourrait en mettre de temps en temps mais il le faudrait tout le temps sur scène, c’est compliqué.

Quel regard portez-vous sur la musique d’aujourd’hui  en France ?

Fuzzy Bear : Quand ça chante en français, à 99 % c’est de la merde ! Ça fait très longtemps que c’est de la merde. La variété c’est de la merde et les mecs qui sont dans ce milieu là sont en général pas très cool.

El Tao: Je ne serais pas aussi définitif que lui, il n’y a pas que de la merde, il ne faut pas exagérer non plus. Par contre il y a un business français qui est assez pourri. Les disques ne se vendent plus maintenant. Les mecs se concentrent sur des trucs, dès qu’il y a l’amorce d’un artiste qui marche, ils sautent dessus et le recopient à l’infini. Aujourd’hui si tu écoutes le business de la musique française, c’est que des titres qui ont été écrits il y a 20, 30 ou 40 ans, réarrangés avec un goût douteux.

Fuzzy Bear : Dans le métal, il y a des bons groupes français. Autant dans les seventies il y avait une différence entre les anglo-saxons et nous mais maintenant c’est fini. La différence est uniquement dans la tête des gens. Il y a de très bons groupes français mais qui resteront dans l’ombre. C’est comme ça aujourd’hui.

Vraiment merci à vous tous, d’avoir pris le temps pour cet échange. On se retrouve dans 2 heures pour votre concert au Bus Palladium.

Merci à toi.

Je tiens à remercier Vincent Le Gallic (photographe) pour avoir immortalisé ce concert de son œil averti.

 

Interview : Yann Chesneau

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