BLUES POWER BAND « INTERVIEW EXCLUSIF »


Blues Power Band. Le Bus Palladium © Yann Charles   (10)
Avant leur concert de ce soir au BUS PALLADIUM, Mamusicale a eu la chance de rencontrer Hervé et Pascal, le chanteur et le guitariste du groupe.

Pouvez-vous présenter le groupe dans un premier temps?

Hervé : on est 6, et même 7 avec Xavier qui depuis 2007 partage tout avec nous, aussi bien dans la réalisation des albums, dans la préparation et dans le suivi des concerts.
Pascal : moi je l’appelle « Xav sans qui », c’est-à-dire Xav sans qui les choses ne seraient pas pareilles.
Le groupe se compose de Hervé le chanteur, Nicolas à la basse, Pascal à la guitare rythmique, Damien au clavier, Olivier à la batterie, et Régis (surnommé Papygratteux) à la guitare solo.

Comment se passent les compositions?

Hervé : on est réellement sur un cycle de compos depuis 2006 et aujourd’hui on en est à 4 albums studio, 1 DVD-CD live, et 2 EP.

Pascal : au niveau de la méthode c’est essentiellement individuel. Chacun compose la trame du morceau et les autres apportent plutôt les arrangements. Moi personnellement je me concentre plus sur la musique, c’est très rare que je fasse un morceau à partir d’un texte.

Hervé : moi j’ai eu les 2 expériences. J’ai eu des choses qui me tournaient en tête et qui m’on amené vers une mélodie ou un arrangement. Régis, qui est aussi l’un des compositeurs, part beaucoup de la musique. Sinon, pour les textes, ça peut partir d’une expression, comme cela a été le cas pour « shoot shoot don’t talk ».

Vous avez fait beaucoup de festivals que ce soit en France ou à l’étranger, y en a t’il un qui vous a particulièrement marqué?

Hervé : tout dépend si on parle de festival ou de scène en général. Mais ce qui m’a particulièrement marqué c’est lorsqu’on a joué au pied du Trocadéro, dans le cadre d’une retransmission sportive, devant des milliers de personnes. C’était absolument énorme.
Il y a aussi le festival de Cognac, qu’on a fait 3 fois. C’est une référence dans le milieu du blues et du blues rock. Le festival de Cahors aussi était très important.

Pascal : pour moi c’est le hard rock café de Memphis. J’ai été très touché par la réaction du public.

Puisque tu parles de Memphis, ressentez-vous une différence entre le public français et le public étranger?

Hervé : oui et c’est purement culturel.

Pascal : oui tout à fait, c’est culturel, tu m’as enlevé les mots de la bouche. Aux USA ils respirent cette musique là. Nous on joue cette musique et on s’excuse presque lorsqu’on va jouer la-bas, on est sur leur terrain.
C’est comme si ils venaient en France dans le domaine de la littérature française.

Hervé : même en Allemagne, en Hollande, au Canada, cette culture anglosaxone est très forte. Les américains sont plus dans la musique, nous les français on est plus dans les mots. Toute la différence est là.

Pascal : oui tout à fait, notre culture musicale de base est plus dans la tradition de la chanson française, avec des gens tels que Brel, Brassens, Barbara, etc…. J’ai d’ailleurs entendu une anecdote à ce sujet. Tous nos grands hommes politiques sont des littéraires. Et si on fait le parallèle avec l’Allemagne, les hommes politiques allemands sont musiciens et mélomanes. En France si on a un président qui ne connait pas Bethoven ou Mozart, on s’en fout. En Allemagne c’est totalement exclus.

Y a t’il un festival que vous n’avez pas encore fait et que vous adoreriez faire?

Hervé : on va dire, c’est un peu comme dans le circuit ATP avec le grand chelem. Et pour moi ce serait les Eurockéennes, les Vieilles Charrues et Rock en Seine. Et il y a aussi le Printemps de Bourges, ou Maine Square également. Sinon sur la scène blues on en a déjà fait pas mal.

 

 

Avez-vous une anecdote à nous raconter lors de vos différentes tournées?

Pascal : moi je dirai que ce n’est plus une anecdote, c’est une redondance : on se perd à chaque fois que l’on va dans un endroit inconnu. On en a même fait une chanson. Une fois on été complètement embourbés dans un champ et finalement on été à 300 mètres du lieu sans le savoir.

Hervé : et quelquefois ce sont les hotels, on est totalement épuisés et on ne trouve pas l’hôtel.

Parmi vos différents albums lequel vous tient particulièrement à cœur?

Hervé : c’est difficile de donner une réponse collective car chacun a sûrement sa préférence.
Pour moi le plus abouti serait « DARK ROOM ». Il me semble aussi que l’exercice le plus incroyable que l’on ai fait c’est « ZEE ».

Pascal : oui là je te rejoins.

Hervé : parce que « ZEE » c’est 21 morceaux totalement enchaînés comme le serait un opéra, et l’histoire a été travaillée. On l’a également accompagné d’un livret où chaque morceau a été illustré.

Quelle est votre source d’inspiration pour écrire vos morceaux?

Pascal : il m’arrive de réécouter des morceaux d’autres artistes et je me dis « tiens, ça je l’avais piqué là ». Je pense que l’on joue la musique que l’on écoute. Et sinon, pour les textes, c’est la vie quotidienne, les expériences. J’aime bien aussi écrire des choses humoristiques, souvent au second degré. 

Hervé : moi je serai plutôt sur les textes mystico barré (rires). Chacun a sa patte.

Ce soir on vous retrouve au Bus Palladium et vous partagez la scène avec le groupe JESUS VOLT, avec quel autre groupe aimeriez-vous travailler?

Pascal : eux,sur la scène française depuis 10 ans c’est eux.

Hervé : pour moi également. Nous sommes d’ailleurs devenus des amis maintenant. On n’avait jamais joué avec eux et cette date s’est présentée. On a donc sauté sur l’occasion.

Pascal : on a énormément de gouts musicaux en commun, avec les mêmes idôles et les mêmes chanteurs dont on etait complètement fan quand on était jeunes.
On est supers contents de faire cette date avec eux.

Avant de monter sur scène, avez-vous un petit cri de guerre?

Pascal : oui mais c’est secret. Je dirai même oh que oui !!! (rires)

Comment vous sentez-vous avant de monter sur scène? Un peu le trac?

Hervé : là aussi c’est vraiment en fonction de chacun. Il y a une sorte de base avec les reflexes ou les caractéristiques de chacun. Et selon l’actualité, les réactions vont être différentes.

Pascal : à contrario, ce qui nous donne réellement le trac à tous c’est lorsque des gens proches viennent nous voir.

Hervé : en effet, plus il y a de monde et plus c’est anonyme et tu peux demander ça à tous les artistes, la sensation est la même pour tous je pense.

Merci à vous deux pour cet interview et on vous retrouve tout à l’heure sur la scène du BUS PALLADIUM.

Pascal : avant de terminer, je voudrais faire un aparté et dire que Régis et moi avons eu la chance d’être endorsés par une marque de guitare américaine « Reverend guitars » et que l’importateur de cette marque, qui vient de Bretagne, nous a fait le plaisir d’être là ce soir. C’est une grande marque de reconnaissance et ça nous touche beaucoup qu’il ait fait le déplacement pour nous voir.

 

Merci à Yann Charles pour ses clichés, allez voir son travail sur captured-live.fr

 

Interview : Isabelle Grand-Dufay

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