RENDEZ VOUS AVEC JANICE IN THE NOISE


groupe1

Crédit photo : Laura Bonnefous

Bonjour Janice, merci de recevoir Mamusicale avant ton concert de demain à l’Olympia en première partie de Georges Benson.

Bonjour Yann

Tu es née à Rome, ta maman a des origines corses et guadeloupéennes et s’installe à Paris. Ton papa vit à l’époque en Allemagne puis s’installe à Londres. Où te sens-tu le plus chez toi aujourd’hui ?

Je me sens bien quand je bouge (rire). Mais quand j’étais petite et que je suis arrivée en Angleterre, je me sentais hyper détendue et vraiment bien ! Je ne sais pas à quoi c’était lié mais c’était comme ça. Après, avec le temps, j’ai toujours recherché cet ailleurs. Je pense que j’ai tout de suite apprécié les tournées parce que je voyais du pays, du monde. Ce qui me rassurait quand j’étais plus petite, c’est quand il y avait un coup de stress, je me disais : « c’est pas grave, le monde est grand,

et tu n’es pas obligée de rester là où tu es ». Ça ne veut pas dire que je suis partie vivre ailleurs mais juste pouvoir te dire que tu as la liberté de pouvoir le faire. Ça m’enlevait un poids énorme. Pour moi les tournées c’est hyper important, j’ai qu’une hâte c’est de repartir. Je me suis sédentarisée en quelque sorte pour faire ce projet et le développer. Je n’ai pas de port d’attache, je suis bien partout.

Si tu devais citer un point commun que tu aimes à Paris et à Londres, ça serait quoi ?

Pour moi c’est très simple, c’est la famille : j’ai de la famille à Paris et en Angleterre. Quand je pars de Paris pour aller à Londres je me sens juste bien. Ici à Paris c’est très agressif alors que j’ai un tempérament assez sensible et un besoin de nature important. D’ailleurs, j’ai emménagé où je vis pour être certaine d’avoir un parc et d’avoir un bol d’air en hauteur et du vert. A Paris ce n’est pas évident…

Si tu devais te définir en trois mots, quels seraient-ils  ?

Je le dis toujours mais c’est comme çà, je suis singulière. Je ne sais pas si c’est le terme qui convient mais je me suis toujours sentie à part. Téméraire ou plutôt courageuse, je ne sais pas…. téméraire, c’est plus joli. Je suis également patiente.

_MG_6025Tu as fait énormément de choses différentes dans ta vie d’artiste (des rôles dans des films, tourner des pubs ou encore jouer dans des comédies musicales). Aujourd’hui chanteuse avec ce nouveau projet dont on va parler. C’est quoi être artiste en 2015 pour toi ?

Être un artiste c’est déjà savoir comment ça fonctionne. J’avais l’impression pendant longtemps d’être un chef d’entreprise. On n’est plus juste comme un élément… Chef d’entreprise avec des besoins, des gens que l’on fait travailler. Parce que je ne suis pas toute seule sur scène. On amène des gens sur scène, on est responsable. Quand on est artiste on est aussi responsable… Tous les ans il y a deux ou trois personnes qui se rajoutent dans mon entourage. C’est comme si l’entreprise (ou moi) grossissait, grossissait… mais il n’y a pas de structure réellement. Il y a des collaborations et des salariés. Être artiste aujourd’hui c’est avoir plusieurs casquettes. Ce n’est pas le gars qui écrit ou la nana qui écrit .Tout le monde fait tout, non il faut se réveiller !!! ça va vite, ça va très vite. Les gens n’ont pas le temps. La force c’est d’être à plusieurs. Oui, il y a des attachés de presse, oui il y a des producteurs mais l’artiste doit aussi y mettre beaucoup du sien pour pouvoir obtenir un peu.

Impossible de parler de tous tes projets passés car ils sont trop nombreux mais aujourd’hui JANISE IN THE NOISE fait l’actualité. Tu peux nous expliquer ? Et pourquoi avoir attendu si longtemps pour te lancer en solo ?

En fait, j’ai toujours eu mon projet solo. Je me suis décidée à le sortir tout simplement. J’ai toujours composé et écrit même quand j’accompagnais plein de gens. Mais quand je rentrais chez moi je composais, je travaillais. J’ai toujours eu des ordinateurs, toujours eu la possibilité de le faire, la volonté de le faire et avant même de partir en tournée je composais déjà. Je faisais des concerts en mon nom bien avant d’accompagner des artistes sur scène. Quand tu as travaillé avec plein de gens sur leurs albums, que tu as fait plein de choses, que tu as voyagé énormément, au bout d’un moment tu te dis : « qu’est ce que je n’ai pas fait ? c’est sortir un album…. » avec toutes les responsabilités que ça comporte. C’est vraiment un autre métier. Être leader de ce groupe là !! c’est quelque chose que je ne faisais pas.

Après avoir vécu tant de choses différentes pourquoi ce style musical et pas du jazz vocal ?

J’ai fait énormément de soul music, de reggae .Je suis née dans le reggae. J’ai toujours suivi mon instinct comme un animal. J’avance, j’avance, je sens là où il faut aller. C’est comme ça que j’ai toujours fonctionné. Même quand j’écris, je ne calcule rien. Je prends souvent plus de temps à finir

un truc parce que je laisse mon instinct parler. J’ai toujours aimé les gros riffs bien crados. Quand je dis rock c’est pas uniquement parce qu’il y a de la disco, rock c’est un état d’esprit. Je ne suis pas ce que tu vois en fait, je suis un monstre (rire….). Être en marge, me plaît.

As-tu pensé chanter en français ?

Chanter en français, c’est pas un problème du tout. Si je ne l’ai pas fait du tout sur le premier album c’est parce que je n’avais pas les chansons qui allaient avec le français. Je commence toujours par composer la musique et après je choisis le thème.

As-tu l’écriture facile ou c’est un calvaire ?

Ça dépend, j’ai écrit certains textes en 24 heures. Parfois c’était magique,.. et d’autres fois, cela a été le calvaire ; après plusieurs semaines de recherche de sujets, j’avais page blanche.

Ton EP comporte 4 titres, peut-on espérer voir prochainement un album sortir ?

Un album en novembre, bien sûr…. On a même fini. On attend un dernier featuring dont je tais le nom… Dans cet album il y aura des surprises.

Que vas-tu faire d’ici la fin de cette année ?

Je serai en concert le 11 juillet à Chalons en Champagne, le 17 juillet aux Nocturnes de Saint- Brieuc, le 25 juillet au Black Summer Festival à Paris au Cabaret Sauvage et le 3 décembre à la Maroquinerie toujours à Paris pour la sortie de l’album, ça va être comme une grosse fête. Cela sera pour moi un événement particulier.

Merci Janice pour ta sincérité et ta disponibilité. Nous avons hâte d’écouter les nouveaux morceaux qui seront sur ton premier album en novembre prochain. Bonne continuation dans ton projet.

Et bien, merci à toi aussi et à très vite.

Interview :Yann Chesneau

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